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Communiqué – Le Panel obtient des précisions sur un thème émergeant : les soutiens systémiques sont la clé pour améliorer la qualité de l’éducation de la maternelle à la 12e année et augmenter les taux de diplomation au niveau secondaire » Les élèves d’abord!
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Communiqué – Le Panel obtient des précisions sur un thème émergeant : les soutiens systémiques sont la clé pour améliorer la qualité de l’éducation de la maternelle à la 12e année et augmenter les taux de diplomation au niveau secondaire

Mesures de communication et d’encadrement innovatrices pour les jeunes vivant dans des réserves offertes par des universités et des collèges : un autre élément positif de la visite au Manitoba

WINNIPEG, 21 octobre 2011 – Des dirigeants des Premières nations et des spécialistes de l’éducation du Manitoba ont demandé au Panel national sur l’éducation primaire et secondaire des Premières nations de recommander le recours aux organisations et aux services de deuxième et de troisième niveau dirigés par des Premières nations. Ces ressources devraient être semblables à celles offertes dans les écoles publiques par les conseils scolaires régionaux et les ministères de l’éducation provinciaux. Selon ce qu’ont dit ces dirigeants et spécialistes, ces structures de l’éducation des Premières nations sont essentielles à la prestation de programmes éducatifs de qualité, à la réalisation d’économies d’échelle, à la mise en œuvre d’une gestion efficiente des ressources, à la réalisation d’évaluations et d’analyses uniformes et, finalement, à l’amélioration de la condition des élèves des Premières nations.

Ron Evans, chef de la Nation crie de Norway House et ancien grand chef de l’Assemblée des chefs du Manitoba, a mentionné au Panel qu’il était nécessaire d’offrir un soutien systémique amélioré et stable. « Le système scolaire actuel, tel qu’il existe dans la plupart des collectivités des Premières nations, est grandement inéquitable comparativement aux régimes d’éducation grand public, et ce manque d’équité est fondamentalement systémique et ne dépend pas simplement d’une différence quant aux ressources offertes aux programmes, au personnel et aux installations », a-t-il affirmé. « Par exemple, la Nation crie de Norway House est chargée de créer et de tenir à jour des programmes scolaires solides avec ses propres ressources, tout en ayant un accès limité à une organisation de soutien qui offre un leadership systémique. »

Dans sa présentation au Panel, le Manitoba First Nations Education Resource Centre (MFNERC) a fait valoir que tout modèle de gouvernance de deuxième et de troisième niveau doit tenir compte du contrôle exercé par les Premières nations sur les écoles situées dans les réserves. Les pouvoirs des organisations du système scolaire général des Premières nations proviendraient des Premières nations qui choisiraient d’adopter l’approche systémique en matière d’éducation.

« Actuellement, le financement des services de deuxième et troisième niveau provient en grande partie de subventions et de contributions d’Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC), qui n’offre aucun financement à long terme et prévisible permettant d’assurer la durabilité et le travail de ces organisations essentielles », a affirmé M. Lorne Keeper, directeur exécutif du MFNERC. « De plus, les exigences de financement relatives à la proposition et à la présentation de rapports augmentent d’année en année et constituent un lourd fardeau pour les ressources humaines déjà limitées, ce que le vérificateur général a déjà mentionné dans ses rapports de 2002 et 2011 », a-t-il ajouté.

À la table ronde du Panel qui s’est tenue dans une école située dans une réserve de la Nation crie de Fisher River, Ovide Mercredi, actuellement conseiller de la nation crie de Misipawistik (Grand Rapids) et ancien chef national de l’Assemblée des Premières Nations, a souligné quelques grandes certitudes pour la considération du Panel concernant la possibilité de recommander une nouvelle loi. Toute loi doit respecter les droits issus des traités, protéger les compétences, permettre la mise en place de structures de soutien des écoles des Premières nations et accroître la responsabilité des Premières nations en matière d’éducation, a-t-il affirmé. Le conseiller Mercredi a également insisté sur l’importance de trouver une voie d’avenir qui sera appuyée par la plupart des Première nations et qui leur permettra de contrôler elles mêmes l’éducation.

À la table ronde, le Panel a également entendu dire qu’en plus d’offrir des matières scolaires comme l’anglais, les mathématiques et les sciences aux élèves des Premières nations, on doit permettre à ces derniers l’accès à des possibilités d’immersion en langues traditionnelles, semblables à celles dont peuvent profiter les enfants qui bénéficient de programmes d’immersion en français.

Kenzie Wilson, une élève de la nation crie âgée de 13 ans, a signalé qu’il était important que les enfants des Premières nations comprennent leur culture et leur histoire. Elle a en effet parlé de sa passion pour l’apprentissage des techniques traditionnelles comme le trappage ainsi que de son objectif d’avoir d’excellents résultats scolaires pour réaliser son rêve de devenir pilote de chasseur à réaction. Le besoin de contact avec des milieux urbains pour aider les élèves à terminer les études secondaires et à réussir leurs études postsecondaires a également été souligné.

Pendant leur séjour au Manitoba, les membres du Panel ont également visité deux écoles des Premières nations situées dans les réserves des communautés de la Nation crie d’Opaskwayak et de Pukatawagan. Les élèves de ces écoles leur ont rapporté des incidents à connotation raciste et des situations de traitement inéquitable survenus dans des écoles. Les parents des élèves de ces deux écoles ont exprimé le souhait que leurs enfants reçoivent la même qualité d’éducation que les autres enfants canadiens.

Des réunions ont eu lieu aussi avec les dirigeants et les membres du corps professoral de l’Université du Manitoba, du Red River College et de l’Université de Winnipeg. Les représentants de ces établissements d’enseignement postsecondaire ont présenté notamment des programmes novateurs dans les domaines de la sensibilisation et du mentorat, du recrutement et de la persévérance scolaire, de l’enseignement des sciences (dès le début de la maternelle) de même que des activités autochtones propres aux différentes facultés, notamment en matière de littératie, de mathématiques et d’activité physique.

« Les membres du Panel ont entendu au Manitoba des témoignages bouleversants de la part d’étudiants souhaitant désespérément avoir accès à de meilleures écoles et vivre des expériences d’apprentissage plus positives », a indiqué Scott Haldane, président du Panel. « Nous considérons que les initiatives de sensibilisation ainsi que les programmes de mentorat qui sont en place sont très stimulants et offrent aux enfants des réserves la motivation nécessaire à l’obtention d’un diplôme d’études secondaires et leur permettent d’aspirer à des études postsecondaires », a­t­il ajouté.

« Les investissements dans les systèmes de soutien de deuxième et troisième niveau de même que les programmes de mentorat que nous avons observés au sein des universités du Manitoba et du Red River College constituent des investissements dans la société canadienne en général et dans les collectivités des Premières nations. Souhaitons­nous que les enfants des Premières nations qui sont entrés en maternelle en 2011 puissent avoir une vie productive et de qualité et qu’ils participent pleinement au marché du travail, ou qu’ils perpétuent le cycle de dépendance envers les services sociaux et les services de santé, qu’ils remplissent nos prisons comme le font un nombre disproportionné d’Autochtones aujourd’hui? », de remarquer M. Haldane.

« Nous avons réalisé pratiquement la moitié de notre processus de consultation, et les membres du Panel constatent le désir criant de changement et sont encouragés par la volonté des dirigeants, des éducateurs, des parents et des aînés des Premières nations de travailler en partenariat avec les autres gouvernements et les principales autorités scolaires afin d’améliorer la condition des élèves des Premières nations, » a­t­il conclu.

Plus de la moitié des membres des Premières nations sont âgés de moins de 25 ans et 350 000 sont âgés de moins de 14 ans. Un peu moins de la moitié des élèves des Premières nations qui fréquentent une école dans les réserves ou à l’extérieur de celles-ci ont obtenu leur diplôme d’études secondaires alors que plus de 80 % des autres élèves canadiens obtiennent ce diplôme. Les étudiants non autochtones ont 10 fois plus de chance de décrocher un diplôme universitaire que les élèves des réserves. Les niveaux d’emploi chez les étudiants des Premières nations ayant obtenu un diplôme universitaire sont pratiquement identiques à ceux des autres Canadiens.

Le Panel, qui est une initiative conjointe d’AADNC et de l’Assemblée des Premières nations, présentera ses recommandations au ministre fédéral ainsi qu’au chef national d’ici la fin de l’année.

Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour faire part de vos commentaires au sujet de l’élaboration des recommandations visant à améliorer l’éducation primaire et secondaire des Premières nations, veuillez consulter le site Web suivant : www.educationdespremieresnations.ca. Vous pouvez également suivre les activités du Panel sur Twitter à l’adresse PN_Panel_Éducation.

Demandes de renseignements des médias : Veuillez communiquer avec Susan King au 613­725­5901 (cellulaire) ou au 613­744­8282 (bureau) ou à l’adresse suivante susanking@sympatico.ca